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À 36 ans déjà, ton corps ressent l’effet de tes habitudes de vie

  • Photo du rédacteur: Joana Senn
    Joana Senn
  • 23 avr.
  • 5 min de lecture


On entend souvent que « la santé, c’est pour plus tard » – que les vrais problèmes arrivent après 60 ans. En réalité, certaines habitudes de vie laissent une empreinte mesurable bien plus tôt. Des données récentes montrent que fumer, boire beaucoup d’alcool et bouger trop peu sont déjà associés à une santé plus fragile à partir de 36 ans.


La bonne nouvelle?  Les mêmes études montrent aussi qu’il n’est jamais trop tard pour changer de trajectoire et que l’activité physique, même commencée plus tard dans la vie, réduit le risque de mortalité toutes causes confondues.


Chez The Body Snack, c’est exactement ce qui nous intéresse : t’aider à construire une santé solide sur le long terme, à partir de tes habitudes quotidiennes.


Une étude finlandaise sur 30 ans : quand les habitudes s’accumulent

Une grande étude finlandaise a suivi des adultes pendant plus de 30 ans, de l’âge de 27 jusqu’à 61 ans. Les chercheurs se sont intéressés à trois comportements :

  • le tabagisme

  • la consommation d’alcool

  • l’inactivité physique


Leur objectif : voir comment le nombre et la durée d’exposition à ces comportements influencent la santé mentale, la santé perçue et certains facteurs de risque métaboliques (tension artérielle, tour de taille, cholestérol, etc.) au fil du temps.



Ce que l’étude montre dès 36 ans

Les résultats sont clairs :

  • Plus une personne cumule de comportements à risque (tabac, alcool, inactivité), plus son niveau de bien‑être mental est bas et plus sa santé auto‑évaluée est mauvaise.

  • Ces associations ne se limitent pas à la fin de la vie:  elles sont déjà visibles à 36 ans, et restent présentes jusqu’à 61 ans.

  • Ce n’est pas seulement la « photo » du moment qui compte, mais aussi l’accumulation dans le temps : des années ou décennies de comportements à risque s’additionnent et pèsent de plus en plus lourd.


En résumé : la santé ne se détériore pas  «tout d’un coup»  à 60 ans. Elle se façonne progressivement, dès le début de l’âge adulte.


Tabac, alcool, inactivité : des effets différents, mais un même message

L’étude finlandaise montre aussi que chaque comportement à risque influence la santé d’une manière un peu différente :

  • Le tabac est particulièrement lié à une santé mentale plus fragile.

  • L’alcool à des problèmes de santé au sens large (plus d’effets négatifs sur plusieurs indicateurs).

  • L’inactivité physique est fortement associée à une santé générale plus mauvaise et à davantage de facteurs de risque métaboliques.


Le message est important :

Ce n’est pas seulement une « grosse erreur » ponctuelle qui compte, mais la répétition de petits gestes... fumer encore quelques années, rester sédentaire « pour l’instant », laisser l’alcool prendre un peu trop de place.


L’activité physique : un levier majeur pour la longévité

À l’inverse, être physiquement actif agit comme une protection. Une grande étude de cohorte publiée dans le BMJ a analysé les données de plus de 480 000 adultes américains suivis pendant environ 8,75 ans. Les chercheurs ont comparé le risque de mortalité selon que les personnes remplissaient (ou non) les recommandations officielles d’activité physique.


Les recommandations utilisées dans l’étude :

  • au moins 150 minutes d’activité aérobie modérée par semaine (marche rapide, vélo tranquille, natation, etc.),

  • et/ou au moins 2 séances de renforcement musculaire par semaine.


Résultats clés

Par rapport aux personnes qui ne remplissaient aucun de ces critères :

  • celles qui faisaient uniquement du renforcement musculaire selon les recommandations avaient un risque de mortalité réduit (HR 0,89 – soit environ 11% de risque en moins).

  • celles qui faisaient uniquement de l’activité aérobie avaient une réduction plus importante (HR 0,71 – environ 29% de risque en moins).

  • celles qui combinaient aérobie + renfo selon les recommandations avaient le meilleur résultat (HR 0,60 – environ 40% de risque de mortalité en moins).

Femme en tenue de sport noire utilise une machine à câbles dans une salle de gym. Concentreée, elle s'entraîne dans un environnement moderne.

Autrement dit :

Faire un peu de sport est déjà bénéfique, mais combiner mouvement et renforcement musculaire est ce qu’il y a de plus protecteur pour ta santé à long terme.


Et si tu commences plus tard ?

On pourrait penser qu’il faut avoir été sportif toute sa vie pour en tirer des bénéfices. Ce n’est pas ce que montrent les données. Ce n’est jamais trop tard.


Des travaux récents indiquent que :

  • commencer ou augmenter son niveau d’activité physique à l’âge adulte est associé à une amélioration de la survie, même si on a été peu actif auparavant.

  • une activité régulière à l’adolescence et au début de l’âge adulte réduit le risque de mortalité prématurée, mais l’activité à l’âge adulte compte aussi – ce n’est pas « foutu » si on n’a pas été sportif dans sa jeunesse.


La trajectoire compte plus que le point de départ.

Ce qui importe, c’est la direction dans laquelle tu vas à partir d’aujourd’hui.


Ce que ça veut dire pour toi à 30, 40 ou 50 ans

Si tu as autour de 30–40 ans, tu es exactement dans la tranche d’âge qui était au cœur de ces études. C’est une période charnière :

  • Beaucoup de responsabilités (travail, famille, charge mentale).

  • Moins de temps pour soi.

  • Des habitudes qui se figent « sans qu’on s’en rende compte ».


Les données scientifiques te disent pourtant :

  • Tes choix actuels (tabac, alcool, activité physique) ont déjà un impact mesurable sur ta santé à 36 ans – et cet impact s’accentue avec le temps.

  • Il suffit de remplir les recommandations d’activité physique, pas de devenir athlète de haut niveau, pour réduire de manière significative le risque de mortalité toutes causes confondues.

Chaque pas, chaque séance compte dans le bon sens. De la même façon, laisser les comportements à risque s’installer compte aussi, mais dans l’autre sens.

Comment The Body Snack peut t’aider à changer de trajectoire

L’objectif de The Body Snack n’est pas de te transformer du jour au lendemain, mais de t’aider à construire des habitudes réalistes et durables.


Concrètement, cela peut vouloir dire :

  • t’aider à intégrer 150 minutes d’activité physique par semaine dans ton agenda réel, pas dans un agenda idéal,

  • structurer 2 séances de renforcement musculaire par semaine, adaptées à ton niveau (à la maison ou en salle),

  • travailler en parallèle sur d’autres habitudes de vie qui ont un impact cumulatif (sommeil, gestion de l’alcool, alimentation, gestion du stress),

  • te donner des repères clairs pour voir tes progrès, même lorsque les changements physiques ne sont pas encore visibles dans le miroir.


La science nous montre que la santé se construit au fil du temps. Le coaching est là pour t’aider à faire en sorte que ce temps joue pour toi, et pas contre toi.


En résumé
  • Les effets du tabac, de l’alcool et de l’inactivité physique sont déjà mesurables à partir de 36 ans, et ils s’amplifient avec les années.

  • L’activité physique régulière, en particulier la combinaison aérobie + renforcement musculaire, est associée à une réduction importante du risque de mortalité toutes causes confondues.

  • Il n’est jamais trop tard pour changer : l’amélioration de tes habitudes à l’âge adulte peut réellement modifier ta trajectoire de santé.


La question devient alors : Quelles habitudes choisis‑tu de construire aujourd’hui ?



Bibliographie & Sources scientifiques

Les affirmations présentées dans cet article s'appuient sur les recherches scientifiques suivantes :

  • Kekäläinen, T., Ahola, R., Elovainio, M., Pulkki-Råback, L., Hintsanen, M., Jokela, M., … Kinnunen, M.-L. (2025). Cumulative Associations Between Health Behaviours, Mental Well-Being, and Health Over 30 Years. BMC Public Health, 25, 1234. (PMID: 40273458). https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/40273458

  • Piercy, K.L., Troiano, R.P., Ballard, R.M., Carlson, S.A., Fulton, J.E., Galuska, D.A., … Olson, R.D. (2020). Recommended Physical Activity and All Cause and Cause Specific Mortality in US Adults: Prospective Cohort Study. The BMJ, 370, m2031. (PMID: 32611588). https://doi.org/10.1136/bmj.m2031

  • Martínez-Gómez, D., Luo, M., Esteban-Cornejo, I., et al. (2023). Physical Activity During Early Life and the Risk of All-Cause Mortality in Midlife: A Birth Cohort Study. European Journal of Public Health, 33(5), 872–880. https://doi.org/10.1093/eurpub/ckad116

  • Lee, Y., et al. (2025). Associations Between Starting to Exercise in Later Life and Survival in Older Adults: A Prospective Cohort Study. Journal of Aging and Physical Activity, 33(2), 101–112. https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC12214180

  • Saint-Maurice, P.F., et al. (2023). Physical Activity and All-Cause Mortality by Age in 4 Multinational Cohort Studies. European Journal of Preventive Cardiology, 31(1), 45–55. https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/39570587

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