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Protéines 101 : combien en manger, comment les répartir, et avec quels aliments ?

  • Photo du rédacteur: Joana Senn
    Joana Senn
  • 30 avr.
  • 4 min de lecture


Les protéines reviennent tout le temps dans mes discussions avec les clients.

Tu veux progresser dans ton sport, te sentir plus rassasié, perdre du gras, avoir plus d’énergie ? Dans beaucoup de cas, il faut d’abord regarder… tes protéines.


1. Pourquoi les protéines sont si importantes ?

Les protéines ne servent pas qu’à « prendre du muscle ». Elles jouent un rôle clé dans :

  • la réparation et la construction du muscle après l’entraînement

  • la satiété (se sentir rassasié plus longtemps)

  • le maintien de la masse musculaire quand tu perds du poids

  • l’entretien de nombreux tissus (peau, cheveux, ongles, enzymes, hormones, etc.).


Les régimes plus riches en protéines que les apports « classiques » (0,8 g/kg/jour) sont associés à : plus de satiété, une dépense énergétique légèrement plus élevée et une meilleure préservation de la masse maigre pendant une perte de poids.


2. Combien de protéines par jour ?

C’est LA question qui revient tout le temps : combien dois‑je manger de protéines ?

Les recommandations scientifiques pour les personnes qui s’entraînent régulièrement (musculation, sports de force, sports avec impacts) tournent autour de 1,4 à 2,0 g de protéines par kilo de poids corporel et par jour.


Plusieurs revues systématiques et méta‑analyses montrent que les gains de masse et de force musculaires plafonnent souvent vers 1,6 g/kg/jour, et qu’aller beaucoup au‑delà apporte peu de bénéfices supplémentaires pour la plupart des gens.


Jambes d'une personne sur un pèse-personne, sur un sol brillant. Rideaux blancs en arrière-plan. Atmosphère paisible et lumineuse.

En pratique, ça donne quelque chose comme :

  • Poids corporel : 60 kg

  • Objectif protéines : environ 90 à 120 g de protéines par jour


Personnellement, je demande souvent à mes clients de viser environ 2 g/kg/jour, donc autour de 120 g pour 60 kg.

Pourquoi un peu plus haut dans la fourchette ? Parce que, dans la vraie vie, la plupart des gens mangent trop peu de protéines plutôt que trop, et qu’un objectif un peu plus ambitieux laisse une marge d’erreur tout en restant dans les limites considérées comme sûres chez des personnes en bonne santé.


3. Répartir les protéines sur la journée

Une autre grande question, c’est : comment atteindre ce chiffre sans se prendre la tête ?

La recherche sur la synthèse des protéines musculaires montre qu’un apport de 20 à 40 g de protéines de bonne qualité par prise permet en général de maximiser la réponse anabolique chez l’adulte, selon la taille du corps et le contexte d’entraînement.


Il semble également plus efficace de répartir tes protéines sur la journée (en 3–4 prises) plutôt que de tout concentrer sur un ou deux gros repas.


Un exemple concret :

  • Tu vises 120 g de protéines par jour.

  • Tu manges 4 repas durant ta journée.

  • Il suffit alors d’avoir environ 20 à 30 g de protéines par repas ou snack pour atteindre ton objectif.

Si, au contraire, tu ne manges que deux fois, tu devras faire entrer énormément de protéines dans chaque repas, ce qui est souvent plus difficile (et moins pratique socialement).


4. La clé : simplicité et répétition

Pour beaucoup de gens, la difficulté n’est pas de comprendre les chiffres, mais de les appliquer au quotidien. La clé, ce n’est pas la perfection, c’est la simplicité.


Quelques principes pratiques :

  • Choisis 2–3 petits déjeuners / snacks / repas qui te plaisent, riches en protéines.

  • Garde‑les comme une base, et réutilise‑les régulièrement.

  • Tu peux varier autour, mais pas besoin de réinventer la roue chaque jour.


On cherche à améliorer ton apport protéique snack par snack, pas à tout transformer du jour au lendemain.


5. Exemples d’aliments riches en protéines

Voici quelques options que j’utilise personnellement et que tu peux intégrer facilement :

  • Yaourts grecs, skyr, séré maigre

    • Environ 15–20 g de protéines pour 150–200 g selon les produits.

  • Fromage cottage, fromages frais riches en protéines

  • Fromages allégés type Babybel light

    • Un petit Babybel light apporte environ 5 g de protéines (pratique à emporter).

  • Flans ou pudding protéinés (selon les marques, souvent 15–30 g par portion)*

  • Œufs (environ 6–7 g de protéines par œuf moyen)

  • Tofu et autres protéines végétales

  • Viande et Poisson

  • Poudre protéinée (whey, protéines végétales, etc.).*


*Les compléments comme la poudre ou les flans/pudding sont surtout là pour compléter quand c’est difficile d’atteindre les besoins uniquement avec la nourriture.


6. Et la poudre protéinée dans tout ça ?

Beaucoup de personnes n’aiment pas l’idée de la poudre protéinée au début. J’étais aussi dans ce cas‑là… jusqu’à ce que je trouve une poudre sans goût.

Deux façons simples de l’utiliser :

  • En milkshake :

    • poudre neutre + banane + fruits rouges + boisson végétale → parfait pour un petit déjeuner ou un snack post‑training.

  • En boisson chocolatée post‑entraînement :

    • poudre neutre + 1–2 petites cuillères de cacao en poudre (type Nesquik, Caotina, etc.) + eau ou lait/boisson végétale.

Milkshake protéiné fraise dans un verre avec fraises en garniture. Fond marbré blanc, ambiance fraîche et estivale.

Ce n’est pas magique, ce n’est pas obligatoire, mais c’est un outil pratique : il peut t’aider à combler l’écart entre ce que tu manges déjà et ce dont tu as vraiment besoin.


7. En pratique : par où commencer ?

Si on résume :

  1. Calcule une fourchette réaliste

    • Poids (en kg) × 1,6–2,0 = objectif de protéines par jour en grammes.

  2. Découpe cette quantité par repas

    • 3–4 prises dans la journée, avec ~20–30 g de protéines chacune.

  3. Choisis des bases simples

    • 2–3 petits déjeuners/snacks riches en protéines que tu peux répéter sans réfléchir.

  4. Ajoute des solutions pratiques si besoin

    • yaourts, fromages, œufs, tofu, éventuellement une poudre neutre pour compléter.


Pas besoin d’être parfait. On cherche à faire un peu mieux, de façon régulière.

Snack après snack, repas après repas.



Littérature et sources scientifiques

Les affirmations présentées dans cet article s’appuient sur les études et articles scientifiques suivants :

  • Morton RW, et al. Systematic review and meta‐analysis of protein intake to support muscle hypertrophy in healthy adults. Sports Med. 2018.

  • International Society of Sports Nutrition. Position Stand: protein and exercise. J Int Soc Sports Nutr. 2017.

  • BASES (British Association of Sport and Exercise Sciences). Expert Statement on protein recommendations for athletes. 2022.

  • Witard OC, et al. New guidelines for protein intake in track and field athletes. University of Stirling / World Athletics, 2022.

  • Clinical Evidence and Mechanisms of High‑Protein Diet‑Induced Weight Loss. Nutrients. 2020.

  • Does a Higher Protein Diet Promote Satiety and Weight Loss Independent of Carbohydrate Content? Nutrients. 2022.

  • Phillips SM, et al. Protein timing and its effects on muscular hypertrophy and strength in individuals engaged in weight‑training. J Int Soc Sports Nutr. 2012.

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