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Le mythe « un verre de vin, c'est bon pour la santé » – Un peu d'alcool, est-ce vraiment sans danger ? Ce que dit vraiment la science

  • Photo du rédacteur: Joana Senn
    Joana Senn
  • 22 avr.
  • 8 min de lecture
« Un verre de rouge le soir, ça fait du bien. » voir même « un verre de vin par jour éloigne le médecin. »

On entend cette phrase tout le temps – à l'apéro, lors d'invitations, dans les médias. En Suisse notamment, l'alcool fait partie du quotidien de beaucoup de personnes : bière après le travail, Aperol Spritz, verre de vin à table. Mais est-ce vraiment fondé, ou s'accroche-t-on à un mythe que les études récentes ont pourtant déjà démenti ?

Wine glasses

On entend cette phrase tout le temps – à l'apéro, lors d'invitations, dans les médias. En Suisse notamment, l'alcool fait partie du quotidien de beaucoup de personnes : bière après le travail, Aperol Spritz, verre de vin à table. Mais est-ce vraiment fondé, ou s'accroche-t-on à un mythe que les études récentes ont pourtant déjà démenti ?


Dans cet article, nous allons voir ce que la recherche actuelle et des organisations comme l'OMS disent vraiment sur l'alcool et la santé. Vous comprendrez pourquoi il n'existe aucun « niveau sans risque » – et ce que cela signifie concrètement pour votre corps, votre santé à long terme et votre mode de vie dans le cadre d'un coaching avec The Body Snack.


Qu'entend-on par « un peu d'alcool » ?

Quand on dit « je ne bois que modérément », on pense généralement à 1 ou 2 verres quelques jours par semaine. Dans les études scientifiques, cela se traduit en « consommations standard » :

  • 1 consommation standard contient environ 10 à 12 g d'alcool pur, soit environ 1 dl de vin, 3 dl de bière ou un petit shot.

  • Une consommation « faible » à « modérée » correspond dans la plupart des études à : jusqu'à 1 verre par jour pour les femmes et jusqu'à 2 pour les hommes.

Important : il s'agit d'une définition statistique, pas d'une recommandation de santé. Même en dessous de ces seuils, l'alcool peut augmenter les risques sanitaires à long terme, notamment pour le cancer.


L'ancienne conviction : l'alcool en petite quantité protège le cœur

Pendant des décennies, on a cru que les personnes buvant de façon modérée vivaient plus longtemps et souffraient moins de maladies cardiovasculaires que celles qui ne buvaient pas du tout. Le vin rouge, le « bon » cholestérol HDL et les modes de vie méditerranéens étaient souvent cités pour expliquer cet effet.

Le problème : beaucoup de ces anciennes études présentaient des failles méthodologiques importantes. Le groupe des « non-buveurs » incluait fréquemment des personnes qui avaient arrêté de boire pour des raisons de santé – anciens alcooliques, maladies chroniques, tabagisme. Cela donnait aux buveurs modérés une apparence de meilleure santé, artificielle et trompeuse.


Ce que montrent les nouvelles données : la méta-analyse sur 4,8 millions de personnes

Une vaste méta-analyse récente publiée dans le journal scientifique JAMA Network Open a réévalué 107 études de cohorte portant sur plus de 4,8 millions de personnes. Les chercheurs ont tenté de corriger précisément ces erreurs méthodologiques, notamment :

  • En ne confondant plus les anciens buveurs avec les abstinents de toute vie.

  • En tenant mieux compte des facteurs importants comme l'âge, le sexe, le statut tabagique et les antécédents médicaux.

Les conclusions essentielles :

  • Une consommation faible à modérée d'alcool ne réduit pas la mortalité une fois les études correctement ajustées.

  • À des quantités plus élevées, le risque de décès prématuré augmente nettement, en particulier en cas de consommation régulière.

La prétendue protection d'un verre de vin le soir s'évanouit donc : il n'existe aucun bénéfice sanitaire solide lié à une consommation modérée d'alcool.


L'OMS : « Il n'existe aucune quantité d'alcool sans risque »

L'OMS Europe est on ne peut plus claire :

Concernant la consommation d'alcool, il n'existe aucune quantité sans risque pour la santé.


Les messages clés de l'OMS :

  • L'alcool (éthanol) est une substance nocive pour la santé, qu'il soit contenu dans du vin, de la bière ou des cocktails.

  • Il n'existe aucun seuil en dessous duquel le risque relatif pour certaines maladies retombe à zéro.

  • En particulier pour le cancer, le risque commence dès le premier verre et augmente à chaque quantité supplémentaire.


En d'autres termes : du point de vue de votre santé, la quantité d'alcool la plus sûre est zéro. Tout ce qui dépasse est un choix de risque assumé.


Alcool et cancer : même de petites quantités comptent

L'une des principales raisons pour lesquelles l'OMS s'exprime avec autant de fermeté est la question du cancer. L'alcool est classé par le Centre international de Recherche sur le Cancer (CIRC) comme « cancérogène pour l'être humain » (Groupe 1). La Ligue suisse contre le cancer souligne que l'alcool figure, avec le tabac et le surpoids, parmi les principaux facteurs de risque de cancer.

Les cancers concernés sont notamment :

  • Cancer de la bouche, du pharynx et du larynx

  • Cancer de l'œsophage

  • Cancer du foie

  • Cancer colorectal

  • Cancer du sein chez la femme

Les données suisses montrent que plus la consommation d'alcool est élevée, plus le risque est grand. Même de petites quantités régulières augmentent la probabilité de développer certains cancers. Pour le cancer du sein, par exemple, un verre standard quotidien suffit déjà à augmenter le risque de manière mesurable.


Les mécanismes en jeu sont les suivants :

  • L'acétaldéhyde, produit de dégradation cancérogène de l'alcool

  • Le stress oxydatif

  • Les perturbations de la réparation de l'ADN

  • Les modifications hormonales, notamment des niveaux d'œstrogènes


Une chose est donc claire : si vous souhaitez réduire votre risque personnel de cancer à long terme, moins d'alcool est toujours préférable – même si vous ne buvez « qu'un verre de temps en temps ».


Cœur et circulation : aucun bénéfice à attendre du verre de vin

Qu'est-ce que tout cela signifie pour le cœur ? Les analyses récentes et les études génétiques montrent : Une fois les erreurs des anciennes études corrigées, la prétendue protection de l'alcool en quantité modérée sur la mortalité globale disparaît.


Les personnes qui, pour des raisons génétiques, consomment moins d'alcool ont de façon générale un profil de risque plus favorable pour la tension artérielle, les accidents vasculaires cérébraux et d'autres maladies cardiovasculaires.


Les sociétés savantes recommandent donc de ne pas chercher à « protéger » son cœur avec de l'alcool, mais de miser sur des facteurs éprouvés :

  • Activité physique régulière

  • Alimentation équilibrée

  • Arrêt du tabac

  • Bonne maîtrise de la tension artérielle et de la glycémie


L'alcool ne peut être qu'un facteur de risque supplémentaire, en aucun cas un moyen de thérapie ou de prévention.


Psychisme, sommeil et quotidien : quand « un verre » prend plus de place

Beaucoup de personnes rapportent qu'un verre de vin les aide à décompresser le soir ou à vivre les situations sociales plus sereinement. À court terme, c'est vrai – mais à long terme, le tableau est différent :

  • Une consommation élevée d'alcool à l'échelle de la population est associée à davantage de dépressions et à des taux de suicide plus élevés.

  • L'alcool peut faciliter l'endormissement, mais il détériore la qualité du sommeil : moins de sommeil profond, plus de réveils nocturnes, une moins bonne récupération.

La situation devient préoccupante lorsque :

  • Vous réalisez que vous avez du mal à déstresser sans alcool

  • Vous n'arrivez plus bien à contrôler votre consommation

  • Vous en avez besoin pour vous sentir « à l'aise » en société


À ce stade, l'alcool n'est plus un simple plaisir anodin, mais un mécanisme de compensation. C'est précisément là qu'un coaching comme The Body Snack intervient pour construire d'autres stratégies.


Alcool, perte de graisse, prise de muscle et énergie… ce qui est pertinent pour The Body Snack

Même si les grandes études longitudinales sur les objectifs fitness font encore défaut, les données expérimentales et la pratique indiquent clairement une direction :

  • L'alcool apporte beaucoup de calories supplémentaires qui rassasient très peu. Cela complique la perte de graisse.

  • Il abaisse les inhibitions face à la nourriture : grignotages, repas tardifs et « écarts » dans les apports énergétiques deviennent plus probables.

  • L'alcool détériore la qualité du sommeil, et donc la récupération, la régulation de l'appétit et l'adaptation à l'entraînement.


Des études montrent également que de fortes quantités d'alcool après un effort intense peuvent diminuer significativement la synthèse des protéines musculaires, même si des protéines ont été ingérées. Pour vos objectifs physiques, cela signifie : des entraînements intensifs combinés à des apéros réguliers, c'est comme rouler à fond avec le frein à main tiré.


Dans le cadre du coaching avec The Body Snack, nous ne regardons pas uniquement les calories ou les macronutriments, mais aussi ces leviers du quotidien, y compris votre rapport à l'alcool.


Si vous ne souhaitez pas arrêter complètement : une approche pragmatique

L'abstinence totale est l'option la plus sûre d'un point de vue sanitaire, mais elle n'est pas réaliste pour tout le monde. Dans une culture d'apéros, de fêtes et de repas d'affaires, l'approche doit rester ancrée dans la réalité du quotidien.


Une démarche pragmatique peut ressembler à ceci :

  • Moins souvent plutôt que régulièrement : limiter l'alcool à des occasions particulières, plutôt qu'à « un verre chaque soir ».

  • Réduire les quantités : des verres plus petits, boire plus lentement, alterner avec de l'eau – la quantité totale diminue.

  • Découvrir des alternatives sans alcool : mocktails, bières et vins sans alcool, kombucha – vous conservez le rituel, pas la substance active.

  • Planifier des jours et des périodes sans alcool : par exemple un « Dry Month » ou des jours fixes sans alcool dans la semaine.

  • Boire de façon consciente, pas par automatisme : avant chaque verre, une petite pause : « Est-ce que je veux vraiment ça – et est-ce cohérent avec mes objectifs ? »


Dans le cadre du coaching personnel avec The Body Snack, vous pouvez tester, observer et ajuster exactement cela – sans dogmatisme, mais avec un regard honnête sur les faits.


Conclusion : est-ce qu'un peu d'alcool, c'est okay ?

Lorsque l'on synthétise les données scientifiques disponibles, voici ce que l'on peut dire :

  • Le « verre de vin bon pour la santé » est un mythe : il n'existe aucune preuve solide qu'une consommation modérée prolonge la vie ou protège le cœur.

  • L'alcool augmente le risque de plusieurs types de cancer, et ce risque commence dès de petites quantités régulières.

  • L'OMS est formelle : il n'existe aucun niveau de consommation d'alcool sans risque pour la santé. Moins, c'est toujours mieux – et zéro reste le plus sûr.

Si vous choisissez malgré tout de prendre un verre de temps en temps, c'est votre décision personnelle. Mon objectif chez The Body Snack est que vous la preniez de manière plus éclairée – avec une vision claire des faits, plutôt que des vieilles croyances.



Bibliographie & Sources scientifiques

Les affirmations présentées dans cet article s'appuient sur les recherches scientifiques suivantes :

  • Stockwell, T., Chikritzhs, T., Naimi, T., Andreasson, S., Cherpitel, C., Dangardt, F., … Zeisser, C. (2023). Association Between Daily Alcohol Intake and Risk of All-Cause Mortality: A Systematic Review and Meta-analyses. JAMA Network Open, 6(3), e235046. https://doi.org/10.1001/jamanetworkopen.2023.5046

  • World Health Organization Regional Office for Europe. (2023). Beim Alkoholkonsum gibt es keine gesundheitlich unbedenkliche Menge (WHO Europe Statement). Kopenhagen: WHO Regionalbüro für Europa. https://www.who.int/europe/de/news/item/28-12-2022-no-level-of-alcohol-consumption-is-safe-for-our-health

  • Krebsliga Schweiz. (o.J.). Informationsblatt Alkohol – Ernährung und Krebs. Bern: Krebsliga Schweiz. Verfügbar über: https://ernaehrung.krebsliga.ch

  • Krebsliga Schweiz. (2013). Alkohol erhöht das Krebsrisiko (Medienmitteilung vom 22. Mai 2013). Bern: Krebsliga Schweiz. https://www.krebsliga.ch

  • Rumgay, H., Shield, K., Charvat, H., Ferrari, P., Sornpaisarn, B., Obot, I., … Soerjomataram, I. (2021). Global burden of cancer in 2020 attributable to alcohol consumption: A population-based study. The Lancet Oncology, 22(8), 1071–1080. (Zusammengefasst u.a. in: „Moderater Alkoholkonsum erhöht Krebsrisiko“, Pharmazeutische Zeitung). https://doi.org/10.1016/S1470-2045(21)00279-5

  • Deutsche Hauptstelle für Suchtfragen (DHS). (2019). Alkohol und Gesundheit (Informationsbroschüre). Hamm: DHS. Verfügbar über: https://www.dhs.de

  • Vollset, S. E., Tverdal, A., & Gjessing, H. K. (2016). Neuropsychiatric disorders and alcohol consumption. In: Rehm, J. et al. (Hrsg.), Alcohol and Global Health. (Meta-analytische Daten zum Zusammenhang von Alkoholkonsum und Suizid; zusammengefasst in „Alcohol Consumption Per Capita and Suicide: A Meta-Analysis“).

  • Deutsches Zentrum für Herz‑Kreislauf‑Forschung (DZHK). (2021). Alkohol trinken, um gesund zu bleiben? Studie widerlegt jahrzehntelange Annahme (Bericht über neue Auswertungen zu moderatem Alkoholkonsum und Herz‑Kreislauf‑Risiko). Verfügbar über: https://dzhk.de

  • Universität für Ernährung und Diätetik / UGB. (2025). Alkohol und Gesundheit: Zum Wohl? In: UGB‑Forum Ernährung – Zusammenfassung aktueller Daten zu Herz‑Kreislauf‑Risiken und genetischen Studien zu Alkoholkonsum. https://www.ugb.de

  • Gesundheit Österreich GmbH. (2024). WHO‑Studie: Europäer trinken weltweit am meisten Alkohol – Bericht über Konsum in Europa und gesundheitliche Folgen. https://www.gesundheit.gv.at

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